Carnet de voyage : un cachet avec la date et le lieu

L’onglet cachet de l’éditeur d’InStamp : le sélecteur de style en bas, et un cachet que l’on fait glisser sur un timbre de montagne au lever du jour.

Une photographie se souvient très bien de ce à quoi ressemblait un endroit. Elle se souvient beaucoup moins bien du moment où vous y étiez, et presque pas de l’endroit en question. Ouvrez le carnet d’un voyage d’il y a deux ans et vous y trouverez une belle suite d’images sans savoir à quelle matinée chacune appartient. Un cachet règle cela en un centimètre d’encre : une date, un nom de lieu, imprimés sur l’image elle-même.

Ce que fait un cachet dans le courrier

Dans un bureau de poste, le cachet fait deux choses à la fois. Il oblitère le timbre, pour qu’un timbre qui a porté une lettre n’en porte pas une deuxième, et il date l’enveloppe : la ville où la lettre a été déposée, et le jour où elle l’a été. C’est tout — un lieu, une date, et un rond d’encre assez appuyé pour survivre à la machine de tri.

C’est cette sobriété qui compte. Personne n’a dessiné un cachet pour qu’il soit joli ; c’est un constat, pris à l’instant où la lettre entre dans le système. C’est aussi pour cela qu’il est si convaincant sur une photographie. Une légende, on s’est assis pour l’écrire après coup. Un cachet, on dirait quelque chose qui est simplement arrivé.

Pourquoi cela va si bien à un carnet de voyage

Une page de carnet, c’est en général une photo et, si vous étiez discipliné ce soir-là, une ligne d’écriture dessous. La photo porte la sensation. L’écriture porte les faits, et c’est l’écriture qu’on ne fait jamais.

Une photo, plus une date, plus un nom de lieu, forme un constat complet. C’est assez court pour que vous alliez au bout, et assez précis pour que vous puissiez, des années après, situer l’image exactement : c’était le deuxième matin, et on était encore à Reykjavík. Une fois que chaque image du voyage porte sa date, le voyage se range tout seul — les pages tombent dans l’ordre où les jours sont tombés, sans que vous ayez rien numéroté.

En fabriquer un dans InStamp

Chaque timbre que vous découpez dans InStamp peut porter un cachet, ajouté depuis l’onglet cachet de l’éditeur.

Deux styles

Il y a deux styles de cachet. Le classique est l’oblitération nue : la date, et les anneaux d’encre autour. L’autre est un style avec lieu, qui porte un nom d’endroit à côté de la date, comme le ferait le cachet d’une ville.

Le choix tient surtout à ce qui manque à l’image. Une photographie de marché annonce déjà qu’elle a été prise quelque part de chaud et de bondé ; ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’on était mardi. Une photographie de montagne au lever du jour ne dit rien de la montagne, et le style avec lieu le dit pour elle.

D’où viennent la date et le lieu

La date reprend par défaut l’heure de prise de vue : une image faite en route connaît donc déjà son jour, et vous pouvez laisser le champ tranquille. Le lieu est facultatif : il a besoin de l’autorisation de localisation pour se remplir seul, et si vous préférez ne pas l’accorder, ou si la photo n’a pas de position, il vous suffit de taper le nom que vous voulez.

Cette deuxième possibilité compte plus qu’il n’y paraît. On tient son carnet plus tard : dans l’avion du retour, ou un dimanche pluvieux de novembre. Les photos importées de votre photothèque, la capture d’écran d’une carte, le scan d’un billet — aucune n’arrive avec un lieu utilisable, et taper « Kyoto » prend une seconde. Rien ne vous oblige non plus à retenir le nom qu’aurait choisi une base d’adresses plutôt que celui que vous employez vraiment.

Les deux champs restent modifiables. Vous pouvez changer la date et le lieu pendant que vous faites le timbre, et les changer ensuite depuis la page de détail du timbre, où se font la plupart des corrections : on remarque qu’une date est décalée d’un jour seulement une fois le timbre posé dans l’album, à côté de ses voisins.

Le poser à la main

Le cachet n’est pas fixé à un coin. Faites-le glisser où vous voulez, et faites-le pivoter à l’angle qui vous plaît.

La version qui ressemble le plus à la réalité est un peu négligée. Les vraies oblitérations tombent là où l’enveloppe se trouvait sous la machine : un peu de travers, moitié sur l’image et moitié sur la dentelure, débordant parfois du bord. Essayez de le poser sur un coin calme de la photographie — du ciel, de la neige, un mur nu — à quelques degrés de l’horizontale, plutôt que centré et bien droit. Gardez-le loin des visages et de tout ce que vous voulez pouvoir lire.

Un timbre fini sur sa page de détail : une montagne au lever du jour, dentelée, avec un cachet sur un coin.

Un voyage, un album

L’arrangement le plus net, c’est un album par voyage. Créez le volume, donnez-lui le nom du voyage et une couleur, et mettez-y tout ce qui vient de ces dix jours.

Triez ensuite l’album par date, et il se lit comme un journal : le premier matin en haut, le dernier soir en bas. Sur la page de détail d’un timbre, glissez vers la gauche et vers la droite pour passer au timbre précédent ou suivant — c’est ce qui ressemble le plus à feuilleter le voyage. Pour la page elle-même, les mises en page à points ou lignées sont les plus proches d’un carnet de papier : les points et les lignes derrière les timbres donnent l’impression d’un volume écrit plutôt que classé.

Notez que la date du cachet et la date sur laquelle l’album trie font le même travail : corriger une date fausse corrige les deux d’un coup.

Faire passer les timbres dans votre carnet

Quand un timbre est prêt, le partage propose cinq styles. Pour un carnet, c’est le transparent qu’il vous faut : le timbre sort avec ses dentelures détourées, vous pouvez donc le poser sur n’importe quelle page dans n’importe quelle app de carnet, ou l’imprimer et le découper aux ciseaux. Les autres ont leurs usages : ambiance pour publier, album quand vous voulez montrer le timbre tel qu’il se tient sur sa page, magnet et original pour envoyer une pièce telle quelle. Les exports sont en haute résolution, enregistrés dans votre photothèque ou remis directement à la personne à qui vous les destinez. Les partages de la version gratuite portent un petit filigrane, qu’InStamp Pro permet de désactiver.

Ce qui reste sur votre téléphone

Le cachet imprime un nom de lieu, et rien de plus qu’un nom de lieu. Tout le travail — la découpe, la dentelure, le cachet — se fait sur votre iPhone ; il n’y a derrière InStamp aucun serveur qui retiendrait vos photos. L’autorisation de localisation est facultative et ne sert jamais qu’à remplir ce nom, et l’app n’envoie que des données anonymes de plantage et d’utilisation — jamais vos photos, ni vos timbres, ni l’endroit où vous étiez. La page d’assistance donne la réponse détaillée.

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